

Le MEJF condamne avec la plus grande fermeté la réception officielle, par le ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace Philippe Baptiste, des Étudiants Musulmans de France (EMF).
Cette rencontre, revendiquée par l’association elle-même, constitue un acte de complaisance
inacceptable et un signal désastreux envoyé à la communauté universitaire et aux étudiants.
Les EMF ne sont pas un syndicat étudiant ordinaire. Même le rapport du ministère de l’Intérieur publié en
mai 2025, Frères musulmans et islamisme politique en France, les identifie formellement comme une «
structure frériste », satellite étudiant de Musulmans de France (ex-UOIF) et membre du FEMYSO, décrit
comme la branche jeunesse et structure de formation de cadres de la mouvance frériste européenne.
Fondés en 1989 sous le nom d’Union islamique des étudiants de France par Fouad Alaoui, ils ont longtemps
nié toute affiliation avant que les faits, les rapports des services et les témoignages d’anciens cadres ne les
rattrapent.
Leur bilan est éclairant. Possession d’actions dans la banque Al-Taqwa (liée aux réseaux islamistes), appels
au boycott des cafétérias non halal, partenariats répétés avec Humani’Terre (ex-CBSP), association
visée par une enquête du parquet national antiterroriste pour financement du terrorisme et liens avec
le Hamas. Sur le fond idéologique, leurs communiqués post-7 octobre parlent de « génocide » israélien,
célèbrent la « résistance » palestinienne et la Nakba sans la moindre condamnation des massacres, viols
et prises d’otages perpétrés par le Hamas. C’est l’antisémitisme sous le masque de l’antiracisme, et
l’apologie du terrorisme sous le masque de la solidarité.
Recevoir ces relais de l’entrisme islamiste au ministère, alors que les campus français connaissent une
explosion d’actes antisémites depuis le 7 octobre 2023, que des amphithéâtres sont le théâtre d’appels à
la destruction d’Israël et que des étudiants juifs se cachent ou quittent les universités, est une honte. C’est
piétiner les principes républicains, la laïcité et la sécurité des étudiants juifs. C’est aussi une insulte à
l’intelligence des services de renseignement et des parlementaires qui ont documenté la stratégie frériste.
Le MEJF exige des explications immédiates du ministre Baptiste et du gouvernement. Nous demandons que
toute relation institutionnelle avec les EMF soit rompue, que le financement public indirect de ces
structures soit audité, et que la lutte contre l’antisémitisme et l’islamisme politique cesse d’être un slogan
pour devenir une politique. La complaisance a assez duré. Les étudiants juifs de France ne se tairont pas.
Mouvement des Étudiants Juifs Français
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